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9月18日 message pastoral« Confiance, lève toi, il t’appelle. »[1]
Comme l’année précédente, je souhaitais vous adresser un message pastoral et spirituel pour marquer cette nouvelle année qui commence. Le thème pour la semaine de prière pour les vocations de Mai 2009 me paraît très intéressant pour nous cette année. L’année dernière, mon message était principalement consacré aux nouvelles orientations diocésaines et aux récentes orientations nationales pour la catéchèse. Toutes deux nous invitent à être missionnaires, quelque soit notre état et où que nous soyons : oser dire notre foi et prendre conscience communautairement que nous avons à être aînés dans la foi de celles et ceux qui cherchent à connaitre le Christ ou qui demandent un service à l’Eglise, tel que le mariage ou le baptême… Je vous propose donc, cette année, de méditer, dans l’évangile de saint Marc, la rencontre de Jésus avec Bartimée, ce mendiant transformé par l’appel du Christ relayé par les disciples : « confiance, lève toi, il t’appelle. » Je vous invite avant de poursuivre à lire le texte lui-même. (Marc 10, 46-52)
Nous sommes à la sortie de la ville de Jéricho, sur la route qui mène à Jérusalem. Autrement dit, Jésus marche vers la Cité pour y vivre sa Passion et sa Pâque. C’est une étape décisive pour Jésus. Il est décidé à aimer et à se donner jusqu’au bout. C’est le bord de cette route que cet aveugle se trouve. Bartimée rencontre le Christ sur la route de l’amour et du don. Pour commencer, situons bien Bartimée. Aveugle, il est plongé dans les ténèbres et se tient assis, dans une position statique et passive. Posté au bord du chemin, il est aussi en marge de la société et de la communauté des disciples ; nous pouvons le dire ! Mendiant, esclave des ténèbres, passivité, marginalité sociale, tout cela nous conduit à dire, c’est tout à fait biblique, que cet homme Bartimée est comme mort. Mais figé dans la solitude, sa cécité ne le met pas moins en recherche. C’est une aspiration à la vie qui l’habite et subsiste en lui une espérance profonde. Avec une spontanéïté étonnante, il appelle le maître qui passe. Son cri est, en effet, signe d’une certaine conviction, pour ne pas dire d’une certaine foi… Il apostrophe Jésus en le désignant « Fils de David ». C’est, en fait, le titre populaire du Messie. C’est ainsi que les évènements vont changer, Jésus est attentif au cri de cet homme et Bartimée découvre que Jésus l’appelle. Le Christ, en effet, l’entend, s’arrête et ordonne qu’on le fasse venir, alors qu’on cherche à le faire taire. Etonnant qu’il l’entende ! Il y a la foule, le bruit et malgré cela Jésus l’entend, il fait attention à lui. Ainsi, il se révèle que Jésus prend soin de chacun et qu’il ne passe pas près de nous sans être sensible à notre détresse et à ce que nous sommes. Pour Dieu, chacun est unique et aimé de façon particulière. C’est déjà à cela que Bartimée est appelé : à être aimé par Dieu, à se laisser aimer et sans doute à témoigner de cet amour de Dieu, de cet amour qu’il reçoit. Notons à ce niveau de notre réflexion que cet appel passe par les autres pour commencer. C’est un appel médiatisé, relayé par les disciples et la foule qui entourent Jésus. Les disciples, la foule, c’est-à-dire l’assemblée de celles et ceux qui ont entendu leur appel du Christ et qui ont commencé à y répondre en se mettant tout simplement à sa suite. C’est pourquoi, nous pouvons dire que là se fonde, en partie, la mission de l’Eglise, et ainsi, de notre paroisse, auprès du reste de notre humanité. Celle-ci se résume en ces quelques mots : « Confiance, lève toi : il t’appelle ! APPELER A LA CONFIANCE, c’est transmettre l’appel du Seigneur. A ce sujet, notons « l’exemplarité » de la réponse de Bartimée. Lorsqu’il a entendu l’appel de Jésus, il jette son manteau et l’abandonne derrière lui. Il abandonne, en fait, le vieil homme. Il abandonne tout : sa richesse dérisoire, sa sécurité relative. Sa confiance est tellement absolue qu’il rassemble ses forces pour bondir et mise alors toute sa vie sur Jésus. N’est-ce pas ainsi que nous pourrions réagir face à l’appel du Christ : avec pleine confiance.
Jésus entre alors en relation avec cet homme : « que veux-tu que je fasse pour toi ? » Le christ entend nouer une relation avec Bartimée et suscite l’expression de son désir et de sa foi. Ne serait-ce pas ainsi pour chacun de nous. C’est la condition pour faire l’expérience du Christ qui relève, qui remet en route : « Aussitôt l’homme se mit à voir et il suivait Jésus sur la route. ». Jésus est en train de monter à Jérusalem, où il va livrer sa vie par amour. Répondre à l’appel et suivre Jésus, c’est donc s’engager à marcher à la suite du Christ pour entrer avec dans sa Pâque.
L’aventure de Bartimée, c’est aussi la nôtre. Son histoire ! C’est un cheminement de la foi. Ainsi cette méditation sur la rencontre de Jésus avec Bartimée doit nous conduire à deux choses. D’une part, elle nous invite à relire notre histoire personnelle comme réponse à un appel du Christ, pourquoi pas transmis par l’Eglise ?(!…) néanmoins, Cet appel et notre réponse sont une histoire de tous les jours. D’autre part, elle nous responsabilise pour relayer inlassablement la Parole du Seigneur : « confiance, lève toi, il t’appelle » Nous devons commencer par faire mémoire de notre propre itinéraire, de la manière dont le Christ nous a appelé et pourquoi nous sommes décidés à le suivre, à le connaître, à croire en lui et à le servir. Ensuite, il nous faut entendre ce que le Seigneur attend de nous. Cela requiert que nous soyons attentifs à ceux qui nous entourent et qui demeurent au bord du chemin : mendiant de sens, d’espérance et de confiance. Le Christ les connaît et les aime comme il nous aime. Dans cette logique, Jésus « interdit » que notre comportement réprime les cris lancés vers Dieu et étouffe la foi naissante. A l’inverse, il nous charge, et c’est notre mission de baptisé, de disciple, d’aller vers les autres pour relayer son appel et sa foi en l’homme. Cela suppose que nous sachions nous effacer discrètement pour permettre à chacun des appelés d’entrer en relation avec le Christ et accueillir dans le groupe des disciples, que nous sommes, tous ceux que le Seigneur appelle à sa suite. Toute communauté chrétienne ne doit pas être un groupe fermé mais une communauté en mouvement, toujours disponible à l’intégration de membres nouveaux.
Nous sentons bien que ce thème pastoral que nous allons développer cette année 2009-2010, « confiance, lève toi, il t’appelle », se situe bien la continuïté de l’année dernière : une communauté missionnaire, ouverte et accueillante. Néanmoins, nous aurons du nouveau à vivre dans nos paroisses et nos églises. Depuis la fête du Sacré Cœur de Jésus, nous sommes entrés dans l’année sacerdotale. A l’occasion du 150ème anniversaire de la mort de Jean-Marie VIANNEY, curé d’Ars, le pape Benoit XVI a mis en place pour 2009-2010 une année sacerdotale. Celle-ci a pour but de ressaisir de l’intérieur ce qu’est le ministère presbytéral. Comme le disent les évêques de France : « Les prêtres sont aujourd’hui au nœud de nombreuses questions humaines, spirituelles, pastorales. Nous devons absolument faire vivre un presbyterium*, souligner l’importance du ministère du prêtre, sa signification apostolique essentielle », (Mgr Hervé Giraud, évêque de Soissons et président de la Commission de l’épiscopat pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale). Il nous est donné l’occasion de comprendre la vie du prêtre, sa place et son rôle, sans pour autant que cela tourne autour de lui seul, mais de chacun. En effet, le ministère de prêtre ne se vit qu’en lien avec d’autres prêtres et avec des baptisés. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas réfléchir au ministère de prêtre sans réfléchir aussi à la place de chaque baptisé et au rôle des personnes laïques dans un mouvement, comme dans une paroisse. Nous n’avons cessé de dire et redire que nous construisions ensemble notre communauté, que chacun à y prendre sa place et que notre communauté doit être OUVERTE et ACCUEILLANTE. Au risque d’être un peu fort, je dois dire que c’est une question de « survie » de l’Eglise, c’est la condition pour que la Bonne Nouvelle de l’Evangile soit transmise ! Et nous savons, tous, que nous avons encore des progrès à faire pour que chacun ait sa place et soit respecté pour ce qu’il est… Voici donc un premier souhait : que cette année sacerdotale soit l’occasion pour chacun de nous de bâtir une fraternité palpable dans notre communauté, en vivant une véritable collaboration entre tous. Le thème pastoral de l’année : Confiance, lève toi, il t’appelle s’intègre bien à l’année sacerdotale. Le visuel sera une grande affiche (un kakémono) à placer dans le chœur de l’église. Il y restera toute l’année (jusqu’en juin 2010). Sur cette affiche, nous pouvons remarquer que toutes les vocations et les différents états de vie dans l’Eglise sont représentés. L’Eglise est, en effet, un corps dont chaque membre a sa place et notre communauté paroissiale est une partie de ce corps, mais elle est aussi une image de ce corps aux multiples visages… De plus, elle montre bien la complémentarité entre toutes les fonctions que nous trouvons dans l’Eglise et une réelle complémentarité entre les membres. Ainsi, chacun est « utile » à l’Eglise. Cela suppose donc que nous nous accueillions les uns les autres comme des frères que Dieu nous donne pour faire route ensemble.
Pour conclure, nous sentons bien que le thème de cette année invite et pousse à nous mettre au service même de l’Eglise et du Christ, en accueillant pleinement les orientations missionnaires de notre diocèse et les nouvelles orientations nationales pour la catéchèse, que le message de l’an dernier explicitait. Avec l’E.A.P, nous ne renonçons pas à la mise en place de ces nouvelles orientations afin de permettre à notre communauté et à chacun de ses membres de trouver pleinement sa place et de vivre la grâce de son baptême en devenant encore davantage missionnaire, heureux d’être chrétien et heureux de le dire. A tous, je souhaite une bonne année. Que le saint curé d’Ars nous accompagne tout au long de ces mois à venir et qu’il nous communique la passion qui l’habitait au service de la foi, de l’évangile, du pardon et de l’Eucharistie. Comme aimait dire sœur Emmanuelle « Yalla ! »
Père Mickaël DUPONT
« L’Eglise sera toujours[…] L’Eglise du Christ Mais ce qu’elle est en elle-même Il faut qu’elle le soit aussi dans ses membres. […] Il faut que par nous, Jésus-Christ continue d’être annoncé, Qu’à travers nous Il continue de transparaître. »
Henri de Lubac 8月27日 CONFIANCE, LEVE-TOI, IL T'APPELLE Bonjour à tous. Après un long temps d'absence. Je reviens avec ce texte d'un chant que j'ai rédigé pour cette nouvelle année pastorale. N’aie pas peur, je te le dit : Confiance, lève-toi, il t’appelle. En Eglise, n’ayons pas peur : C’est Jésus qui nous envoie.
1. Mendiant au bord du chemin, Bartimée est dans la nuit. Toi, Jésus, Tu viens le sortir de la ténèbre, Avec Toi, il se met en route vers Ta pâques, Et debout, il prend le chemin de Ta lumière.
2. Mendiant au bord du chemin, Bartimée est dans la mort. Toi, Jésus, Tu le plonges dans la pleine vie, Avec Toi, il prend la route de l'avenir, Et debout, il ose le chemin du vivant.
3. Mendiant au bord du chemin, Bartimée est rejeté. Toi, Jésus, Tu prêtes attention à ce qu'il est, Avec Toi, il choisit la route de l'audace, Et debout, il prend le chemin de la confiance.
4. Mendiant au bord du chemin, Bartimée ne doit rien dire. Toi, Jésus, Tu le choisis comme missionnaire, Avec Toi, il prend la route pour se donner. Et debout, il découvre son chemin de foi.
2月17日 Pas le temps.Vraiment cette année (scolaire j'entends) ne sera pas une année de grande communication sur mon espace perso...
Je ne suis pas beacoup chez moi, ce qui ne laisse pas beacoup de temps pour écrire.
Cela dit, des articles sont en attente pour être publié. A bientôt. 1月4日 Des questions qui mon été posées.Quel est le point majeur de la foi pour vous ? Pourquoi ?
Je ne voudrais pas sembler donner une réponse toute faite, mais le point majeur de la foi chrétienne est une personne, JESUS CHRIST. Il est le fondement de la foi chrétienne, d'ailleurs « chrétien » vient de Christ, celui qui est « relié » à lui. Il y a deux fêtes, dans l’année, qui nous font aller au cœur de notre foi en Jésus. La première fête est Noël. Durant celle-ci, nous célébrons la naissance du Christ en notre monde. Jésus, est l'Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu qui se fait l'un de nous, qui vient à notre rencontre pour nous révéler l'amour qu'il y a en Dieu. La deuxième fête est celle de Pâques, précédée de la semaine sainte. Durant ces jours saints nous célébrons la passion et la résurrection du Christ. Par elles, Jésus fait passer notre humanité à la vie en Dieu. Autrement dit, il est celui qui nous mène vers son Père et notre Père. Sa mort est un passage vers la vie. Ainsi, puisque le Christ est ressuscité, vivant, nous aussi nous ressusciterons, nous serons vivants. C'est tellement important que saint Paul, un des apôtres, dit : « si le Christ n'est pas ressuscité vaine est notre foi ». C'est pourquoi, je dis que c'est le Christ qui est le point majeur de la foi : son incarnation en ce monde, sa mort et sa résurrection.
Sur quels critères choisissez-vous les textes sacrés en vue d'une homélie ?
Les textes que nous lisons dans la liturgie nous sont donnés pour chaque dimanche par l'Église, partout dans le monde nous lisons les mêmes textes. Cela est vrai pour toutes les eucharisties que les prêtres célèbrent. Tout au long de l'année la liturgie, notamment par les textes qui nous sont donnés par l'Église, déroule la vie de Jésus, tout ce qu'il a dit et fait, son message d’amour. C’est pourquoi, ce n’est pas à nous de choisir les textes que nous devons lire et commenter. Cependant, indépendamment des textes de la messe dominicale ou de chaque jour, nous pouvons être amené à en choisir pour un temps de prière avant de commencer une réunion, par exemple. Dans ce cas, nous prenons soit les textes du jour donnés pour la liturgie soit un texte en lien avec le sujet principal de la réunion. Mais, quand nous le faisons, nous évitons le piège facile de choisir un texte de la bible pour justifier le propos... La démarche n’est pas de choisir un texte pour argumenter ce que l’on veut dire, mais pour entendre ce que la Bible a à nous dire. Par exemple, si nous évoquons, comme ces derniers mois des orientations missionnaires, nous choisissons dans la Bible du texte évoquant la mission, notamment l’envoi des disciples par le Christ. Par contre, il arrive que nous soyons obligé de choisir des textes sacré pour la liturgie des obsèques. Bien souvent, c’est la famille du défunt qui les choisit, et c’est à partir de ceux-ci que nous faisons l’homélie. Bien souvent, les familles choisissent parce qu’ils y trouvent quelque chose de la vie de la personne défunte. Même si nous les guidons pour le choix, pas toujours facile, nous essayons que les textes rejoignent ce qu’ils ont évoqué durant notre échange sur la personne défunte et sa vie. Ce qui permet de choisir, c’est un mot, une phrase, une attitude, une valeur exprimée dans le texte. Le choix tient bien souvent à très peu de chose, dans tous les cas pas à de grandes idées mais à la vie évoquée dans le texte. En ce qui concerne, les mariages ce sont les fiancés eux-mêmes qui choisissent les textes qui serons lus lors de leur célébration. Nous essayons qu’ils choisissent en fonction de ce que nous avons évoqué durant leur préparation, leur projet de vie et ce qui leur parait important pour vivre le sacrement du mariage au quotidien.
Quelles méthodes employez-vous pour les commenter ?
Pour commencer, il est important de redire qu'il n'est jamais bon de faire une lecture littérale de la Bible. Pour cela, il est nécessaire de l'étudier, c'est ce que nous appelons l'exégèse, au moyen de livres édités, de revues, de conférences... C'est ce qui permet d'en saisir le sens. Certes c'est un travail en amont mais il fait parti intégrante de la méthode. L'autre travail en amont important pour nous prêtre est la « Lecture Divina », la lecture spirituelle de la Bible. Cela signifie qu’on n’ouvre pas uniquement la Bible pour la commenter parce que la liturgie nous le demande, mais aussi pour nous en nourrir, elle est Parole de Dieu, Parole vivante, à lire gratuitement, pour ce qu'elle est, à étudier pour elle même, parce qu'elle nourrie notre foi, c'est le seul moyen pour mieux la comprendre et mieux la commenter. La Bible est un ensemble de textes qu'il est préférable de connaître le plus possible, tout en ayant conscience que nous n'avons jamais fini de la lire comme nous avons fini de lire une roman. Sans cesse, nous découvrons de nouvelles choses dans la Bible, d'où le fait que ce soit important de la lire régulièrement. Cela dit, je peux maintenant donner trois points de repère pour commenter un texte. Comme je l’ai dit quelques lignes plus haut, nous croyons que la Parole de Dieu est une PAROLE VIVANTE pour chaque personne pour chaque groupe de personnes qui l'écoutent et pour tout temps. Ainsi, lorsque nous devons commenter un texte sacré, il faut ce poser plusieurs questions : quelles sont les personnes à qui je vais m'adresser (qu'est-ce qui caractérise se groupe de personnes) ? Pourquoi ?, Quel est le contexte de l'Église et de la société ? Le but de ces questions est de définir ce que la Parole de Dieu a à dire à ces personnes pour ce qu'elles ont à vivre. C'est l'attention à la vie qui est signifié par ces questions ! Le mieux quand on a un texte à commenter, notamment pour le dimanche, c'est d'y travailler plusieurs quelques jours avant de manière à avoir du temps pour y réfléchir, pour avoir du recul. De plus, il est toujours préférable de replacer le texte, (ou les textes à commenter), dans son contexte en le reliant à ce qui le précède et à ce qui suit, c'est une question de sens. Ce deuxième point de repère incite à être attentif à une approche exégétique, si minime soit-elle, pour ne pas faire dire n'importe quoi au texte… Le troisième point de repère est plus subjectif, ou plutôt d'avantage spirituel, inspiré par la méthode d'oraison (prière silencieuse) des prêtres jésuites, spécialistes de la prédication de retraite. Celui-ci consiste lors de la lecture du texte d'être attentif à ce qui attire l'attention : un mot, une phrase, un geste... C'est par cet élément que Dieu parle à celui qui lit la Parole ! Ainsi, le commentaire d'un texte sacré, ou une homélie, est toujours sous certains aspects subjectif, « personnel » à celui qui commente. C’est pourquoi, le prêtre qui prononce une homélie ne se situe pas comme un enseignant, mais comme un serviteur de la Parole de Dieu, il la commente autant pour lui que pour ceux à qui il s'adresse. Ce sont là les trois repères que j'utilise pour préparer une homélie. 10月20日 Message pastoral 1Pour une communauté missionnaire, ouverte et accueillante
Quelle Bonne Nouvelle pour notre monde, pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui ? Nous communautés chrétiennes, comme l'apôtre Pierre, au début de l'Église, nous pouvons dire « Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j'ai, je te le donne. Au nom de Jésus Christ lève-toi et marche. »1 Ce que nous avons, nous le donnons, c'est Jésus Christ, « celui qui est passé en faisant le bien » et qui continue de nous montrer le visage de Dieu, un Dieu proche des hommes, ouvert à tous et attentif à remettre en route ceux qui ont du mal à vivre : « lève-toi et marche », nous dit-il. Depuis quelques années, le diocèse redécouvre progressivement le souffle qui animait les premières communautés chrétiennes à l'origine de l'Église. Ce souffle, l'Esprit Saint, nous anime aujourd'hui. Il nous pousse à rendre perceptible le visage de Jésus, ce visage que beaucoup de nos contemporains aimeraient découvrir, rencontrer et connaître. Et c'est à nous tous, communautés et baptisés, que revient cette charge. Celles et ceux que nous rencontrons et fréquentons, proches (même nos enfants et petits enfants....!), amis, collègues, enfants et jeunes de nos familles et villages... découvriront-ils, dans nos communautés paroissiales des chrétiens heureux de l'être et heureux de le faire découvrir ? Découvriront-ils la lumière du Christ lui-même ? La réponse nous appartient !2
C'est la question que porte le secteur pastoral du rethelois : les prêtres, l'équipe pastorale de secteur3, les équipes d'animation paroissiale et beaucoup d'autres chrétiens investis dans les paroisses du secteur. Aujourd'hui, le diocèse de Reims avec les nouvelles orientations missionnaires et l'Église de France avec le Congres Ecclésia 2007 à Lourdes redécouvrent plusieurs aspects essentiels. Ceux-ci deviennent pour nous tous, des convictions fortes que chacun est invité à accueillir, à s'approprier et à servir, quelque soit la place et l'investissement dans la communauté paroissiale. Pour commencer, nous nous rappelons que chaque baptisé est un apôtre, un missionnaire, il en a reçu l'appel et la grâce avec le baptême. Chacun est appelé à être témoins du Christ. C'est une première conviction. Qui que nous soyons, selon nos capacités, nos disponibilités, nous pouvons donner de nous même au Seigneur et à l'Église. Lorsque nous avons ou que nous prenons une responsabilité il est toujours bon de se rappeler que ce n'est pas « nous qui travaillons », tout au moins seuls. Rappelons-nous ce qu'a dit Jésus à ses disciples, au cœur même de sa passion : « Une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée »4 Et, en effet, au tombeau, le matin de Pâques, l'ange s'adresse aux saintes femmes, de la part de Jésus : « Vite, allez dire à ses disciples : “ Il est ressuscité des morts ”, et voici qu'il vous précède en Galilée ; c'est là que vous me verrez. Voilà, je vous l'ai dit. »5 Jésus marche toujours devant nous ! Comme il a précédé ses disciples en Galilée, terre de mission, il nous précède auprès de ceux pour qui nous avons à être témoins de son amour. Il nous faut donc oser ! Une autre conviction que nous sommes invités à accueillir concerne la communauté. C'est vrai qu'aujourd'hui nous utilisons facilement ce mot. Quand, personnellement, je l'utilise j'entends l'assemblée du dimanche, la paroisse ne se limitant pas à cette assemblée invitée à « faire communauté », communauté appelée à grandir et à être missionnaire. C'est donc de celle-ci dont il s'agit ici. Cette communauté doit être un pilier pour chacun des membres de la paroisse et pour tout effort missionnaire. De plus , elle est aussi importante pour un bon accueil de celles et ceux qui entrent dans notre église, que se soient les enfants du catéchisme, leurs parents ou les parents qui demandent le baptême de leur enfant et ceux qui désirent recevoir le mariage... En un mot, il convient que nous bâtissions, sans cesse, une communauté FRATERNELLE où chacun trouve sa place. Dans ce sens, l'assemblée dominicale a un grand et beau rôle à jouer dans le cadre de la catéchèse et auprès des jeunes générations. En effet, c'est la communauté chrétienne qui est « responsable » du caté, et non pas seulement les prêtres et les catéchistes, c'est chacun de nous, chaque baptisé. Les enfants qui y participent font partie de la communauté, ils y ont leur place ! C'est important de nous le redire, même si parfois ils nous bousculent, nous dérangent ou nous obligent à changer nos habitudes. Allons encore plus loin ! Nous avons beaucoup de choses à apprendre d'eux, les catéchistes me le disent souvent. Les enfants et les jeunes nous aideront aussi à approfondir notre foi ! N'ayons pas peur de les accueillir. C'est d'ailleurs dans la communauté que tous nous faisons l'expérience de la foi en célébrant le Christ ressuscité, et bien entendu par la liturgie. A ce propos, nous saisissons là, l'importance de la liturgie que nous mettons en place dans la paroisse. Nous devons, me semble-t-il, favoriser au maximum des célébrations dominicales (ou autres) qui soient vivantes, belles, festives et priantes. L'année liturgique constitue un parcours permettant aux baptisés, que nous sommes tous, de se ré-approprier, année après année, toutes les dimensions de leur foi au cœur de leur histoire personnelle. C'est pourquoi la liturgie est importante dans notre vie de foi et pour notre communauté. D'une certaine manière, elle nous fait entrer dans la vie du Christ et nous donne la capacité d'accueillir Jésus dans la notre. Ainsi, célébrer en communauté le Christ vivant permet un approfondissement de notre foi et de notre relation avec Lui. D'une certaine manière, elle est aussi « catéchèse » pour nous qui la vivons mais aussi pour tous ceux que nous accueillons, que ce soit les enfants du caté ou d'autres personnes. Cela Oblige notre communauté à être accueillante et ouverte à tous. C'est la première mission que nous pouvons vivre !
Nous sentons bien que les nouvelles orientations diocésaines et de la catéchèse vont demander à toutes les équipes d'animation paroissiale un gros travail de réflexion et de mise en œuvre, qui va d'ailleurs nous occuper cette année. Notons que la quatrième page de ce livret nous donne les sujets sur lesquels réfléchit l'E.A.P. Mais, il ne faut pas que cette équipe soit seule à chercher et à mettre en œuvre, chacun de nous sera invité à y prendre part. De plus, nous sentons que cela va nous demander un certain déplacement dans ce que nous vivons et dans nos habitudes. Pour terminer ce message, je rappelle simplement la parole du Christ aux Apôtres au cœur de la tempête sur la mer : « N'ayez pas peur, c'est moi »6
Père Mickaël DUPONT T 1Livre des Actes des Apôtres chapitre 3, verset 6. 2Cette première partie du message est repris du texte des orientations diocésaines. 3Équipé constituée par les prêtres, le diacre et un membre de chaque équipe d'animation paroissiale. C'est un lieu de réflexion pastorale pour que nous soyons des communautés missionnaire. 4Évangile de Matthieu chapitre 26, verset 32. 5Évangile de Matthieu chapitre 28, verset 7. 6Évangile de Jean chapitre 6, verset 20. 9月29日 Conseil pastoral des jeunes (pour le Rethelois) ?Une joie vécue dans mon ministère samedi dernier.
Quelques jeunes qui j'ai invités pour cela sont venus au presbytère pour réfléchir à une pastorale des jeunes. Cela implique que nous regardons aussi le "monde des jeune". C'était la première rencontre...
Trvavail à continuer. 8月17日 THEME DE LOURDES 2008Voici le texte d'une intervention donnée à Rethel pour expliquer le thème du pélerinage de Lourdes.
Commencer par une tempête de cerveau autour du mot Jubilé.
Maintenant que nous avons fait ressortir ce que nous entendons par le mot jubilé qui nous permis de donner les uns aux autres une couleur à notre pèlerinage, comment nous pouvons le vivre, je vais essayer de relier nos propos au thème que nous donne le sanctuaire de Lourdes et notre diocèse.
Pour commencer, il me paraît important de donner le sens au mot jubilé et comment il a évolué, sans pour autant vous faire un enseignement. Le sens dont ce mot est porteur se trouve déjà dans la bible (Lv 25, 8) une année consacrée à Dieu, une année où on repart à zéro : les dettes, les fautes, les peines étaient remises, les esclaves rendus à la liberté, le travail des champs suspendus et la terre laissée en repos. Une manière de dire et de re-dire que c'est Dieu qui est Dieu, que c'est lui le créateur et que nous sommes fait pour lui, que rien ne nous appartient finalement. Il est le Seigneur du ciel et de la terre et le Père de tous les hommes, spécialement des pauvres. Cela pour l'Ancien Testament! Dans le Nouveau Testament, Jésus se présente comme celui qui en donne tout son sens au jubilé : Il est venu proclamer une année de grâce du Seigneur, annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, libérer les opprimés, rétablir le monde dans la paix. (Lc 4, 16-19) Aujourd'hui, le jubilé est appelé année sainte, la dernière étant l'an 2000. Vous me voyez venir, le jubilé conduit à Dieu, c'est une année de conversion, de retournement où on se laisse ressaisir par Dieu, revenir à la grâce de notre baptême. C'est le chemin que nous propose le jubilé de Lourdes : comme Bernadette, nous avons pris le chemin le jour de notre baptême, il traverse toutes les réalités de nos vies heureuses et difficiles, nous fait rencontrer le Christ et nos frères, et, enfin, nous entraine jusqu'à la communion avec Jésus notre sauveur. C'EST CELA VIVRE LE JUBILE : faire de notre vie un lieu de vie avec le Christ, se laisser saisir par le Christ. Ce chemin avec Bernadette, nous le prendrons physiquement lors de notre pèlerinage, selon nos possibilités, en allant dans chacun de ces lieux de vie de Bernadette. Plus qu'une visite c'est une COMMUNION qui nous sera proposée...!
L'église paroissiale pour le baptême : près du baptistère nous nous rappellerons spirituellement notre baptême qui fait de nous des enfants de Dieu.
Les fonts baptismaux qui ont servis pour Bernadette ont été conservés dans l’église actuelle. Au mur, on peut voir la reproduction de l’acte de baptême, endommagé par un incendie. Le retable évoque la vie de Bernadette à Lourdes, en particulier à l'époque des Apparitions. Mais le plus important, c'est la cuve baptismale. Avant d’être une voyante, Bernadette est une chrétienne. Elle a été déclarée « sainte », parce qu’elle a magnifiquement vécu la grâce de son baptême.
Le Cachot qui nous rappelle la petitesse, la fragilité de notre vie et le bonheur trouvé dans la simplicité.
Depuis novembre 1856, la famille Soubirous (les parents et les quatre enfants) habitait dans une seule pièce, celle où se trouve la cheminée. L’endroit était humide et obscur. C’est la misère avec le déshonneur qui l’accompagne. Comme Dieu est allé chercher Marie dans le village inconnu de Nazareth, Marie est allée chercher sa messagère dans ce lieu de grande pauvreté. Vous pouvez méditer la parole de Jésus «Bienheureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous» et la parole de Marie dans le Magnificat : «Il s’est penché sur son humble servante».
La grotte pour le lieu de la rencontre avec celui vers qui le chemin du jubilé nous fait marcher.
Si cela vous est possible, ne vous contentez pas de rester devant la Grotte : traversez-la. Avec ceux qui vous précèdent et ceux qui vous suivent, vous formez une petite communauté de prière, silencieuse. Souvent dans la bible, nous lisons : «Le Seigneur est mon rocher !».
Vous passez devant les fontaines dont l’eau vient de la source. C’est le moment de réaliser le geste demandé à Bernadette : «Allez boire à la fontaine et vous y laver».
L'hospice ce lieu où Bernadette à tant désiré vivre la première des communions. Elle s'y est préparé avec une grande foi.
Avant même les Apparitions, les Sœurs de la Charité de Nevers tenaient à Lourdes un hospice et une école pour filles. Depuis janvier 1858, Bernadette fréquentait l’école des Sœurs. C’est là qu’elle a préparé sa première communion. La célébration a eu lieu le 3 juin 1858. C’est là aussi qu’elle a appris à servir les malades les plus pauvres. Vous entrez dans la chapelle qui a été construite après le départ de Bernadette. Vous pouvez vous y recueillir mais le vrai lieu de pèlerinage, c'est l'oratoire qui a été réaménagé récemment.
Vous pouvez faire le geste du prêtre au début de la messe : embrasser l’autel.
Chemin vécu avec Bernadette, c'est le chemin de la simplicité et de la conversion, c'est le chemin de Jésus, de Marie et de nos frères, c'est le chemin de communion à l'amour vivifiant et recréateur de Dieu et le chemin de fraternité et de joie. Alors bon chemin et bon jubilé.
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Ce temps de pèlerinage va nous permettre de « faire Église » de différentes manière.
► En nous situant dans toute une tradition commencée il y a 200 ans pour l'Église et 150 ans pour Lourdes. Cette histoire est marquée par des personnages, des évènements divers et multiples. Ils ont enrichi, façonné, purifié ce peuple de la Nouvelle Alliance en Jésus.
► En accueillant de nouveau la grâce de notre baptême et dire notre joie d'appartenir à ce peuple qu'est l'Église, tout en étant solidaire et responsable de ce peuple envoyé aujourd'hui en mission au cœur même de notre monde. Là aussi, nous marcherons sur les pas de Bernadette. Nous en reparlerons en troisième partie.
► En répondant, comme nous le faisons, à la convocation du Seigneur : sortir de chez soi et se rassembler.
► En devenant un peuple eucharistique, c'est-à-dire entrer dans la louange et l'action de grâce, en communion avec celui qui s'est tout entier offert à Dieu son Père
A Lourdes, nous ferons Église avec les pèlerins de partout et la pointe de cette communion est de ce corps visible qu'est l'Église sera notre participation à la procession eucharistique.
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Bernadette à vécu tout cela a sa manière, même si elle n'a pas tout de suite été comprise. Le curé de Lourdes en charge lors des apparitions était plutôt offusqué des propos de Bernadette. Elle lui a donc dit avec humilité, simplicité et foi: « Elle ne m'a pas chargée de vous y faire croire, elle m'a chargé de vous le dire! » Bernadette a en effet été chargée d'une mission : TRANSMETTE.
Transmettre ? Pourquoi ? Quoi ? A qui ? Comment ?
Cette question est en effet une question importante de nos jours dans tous les domaines de la vie. Nous entendons bien souvent que notre société est en malaise concernant la transmission, non pas qu'elle n'a plus rien à transmettre mais au contraire il y a beaucoup d'éléments qui s'entrechoquent. Posons nous alors pour nous même cette question.
Transmettre quoi ? Quand nous vivons un pèlerinage, nous marchons, certes physiquement, mais surtout dans la tête le cœur et la foi. Cette marche et cet enrichissement se vivent au biais des rencontres, des découvertes, des partages qui éclairent la foi, des appels ressentis et le vécu fraternel. C'est cela qui faut transmettre, tout n'est pas a caché. Il est de notre devoir de dire ce que Dieu nous donne. Je sais que ce n'est pas toujours facile de parler de soi. parfois on préfère faire parler les petits jeunes, c'est moins engageant pour nous.
Transmettre à qui ? A tous ceux qui sont restés dans le diocèse, à tous ceux qui nous entourent, à tous ceux qui n'osent pas faire le pas de se mettre en route, sans pour autant les abasourdir, bien entendu.
Transmettre comment ? Tout simplement, par les témoignages, chacun humble et personnel, complété par celui des autres éventuellement. Ils disent le bonheur qu'on aimerait tellement partager. « Elle ne m'a pas chargée de vous y faire croire, elle m'a chargé de vous le dire! »
Transmettre !
C'est un envoi du Christ : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez ! » (Mat 11, 4) C'est la mission de tous les baptisés, faire en sortes que tout homme puisse entendre la Bonne Nouvelle, puisse entendre la Parole qui fait vivre, puisse entendre l'appel du Seigneur, puisse naitre à l'espérance. Gardons cette invitation de Pierre : « Rendez compte de l'espérance qui est en vous. » (1 P 3, 15) Cela dit n'oublions pas que c'est le rôle de l'Esprit Saint d'ouvrir les cœurs pour que cette Parole entre dans nos vies d'hommes.
Pour conclure !
Le pèlerinage de cette année est proposé comme un chemin, un chemin pour se laisser ressaisir par Dieu pour vivre un retournement, c'est-à-dire se convertir. Je dirait bien volontiers se laisser aimé de Dieu, mais aussi des autres. C'est là le trésor de la Bonne Nouvelle de l'Evangile? Une bonne Nouvelle bien entendu à redécouvrir à Lourdes, à vivre et à transmettre. 4月13日 Des échos de la retraiteVous pouvez déjà regarder l'album photo qui donne un aperçu.
Il y avait 155 jeunes en 6èmes au collèges.
Ils sont des 5 paroisses du secteur et du collège sainte Thérèse de Rethel.
Nous pouvons compter plus de 100 personnes qui se sont mis au service de ces jeunes: Catéchistes, parents, jeunes lycéens et étudiants, les intervenant pour les ateliers (litugie, parole, prière, CCFD, icône..., et d'autres personnes que l'on appelle les travailleurs de l'ombre.
Je n'oublie pas, bien entendu, les deux chanteurs Manu et Valérie.
Le fil rouge de la retraite était le bâton: Moïse a accepté le bâton que Dieu lui a donné pour faire sortir les hébreux, le Christ à accepté le bâton de la croix et a envoyé ses disciples annoncer la Bonne Nouvelle avec un bâton de marcheur à la main. Donc, les jeunes ont reçu un bâton pour être missionnaire.
11月19日 REUNION DES PERSONNES RELAIS DE PROXIMITE -mot d'ouverture-Bonsoir à tous,
Tout d’abord merci d’être venu ce soir pour vivre cette réunion qui se veut une rencontre fraternelle avant tout. Celle-ci est suscitée par l’équipe d’animation paroissiale pour différentes raisons facile à comprendre. La première : l’E.A.P, dont les membres vous serons présentés dans instant, à cette charge, de veiller à l’animation de la paroisse, en veillant à ce que les activités se vivent. De plus, en lien avec cette première responsabilité, il lui incombe d’accompagner ce qui se vit, de soutenir et d’encourager. C’est donc, avec cet objectif de soutien et d’encouragement que nous vous avons demandé d’être là ce soir. Voici ce que nous a dit le diocèse en 1997 :
« Les Personnes relais de proximité auront, autant que possible, des rencontres régulières entre elles, pour partager dans la foi ce qu’elles perçoivent de la vie, pour voir comment communiquer cela à l’assemblée des chrétiens, pour prier. Un lien sera fait avec l’Equipe d’Animation Paroissiale. Celle-ci veillera à l’information des personnes relais, afin qu’elles ne soient pas isolées. On ne peut être relais d’Eglise que si l’on est pas en lien avec d’autres personnes de la paroisse nouvelle. »
C’est dire combien cette rencontre que nous vivons est importante et missionnaire, combien, aussi, votre rôle est important dans la paroisse, en complémentarité avec l’équipe d’animation paroissiale.
La deuxième : comme le disent les orientations de 1997, il est bon de maintenir un lien entre l’EAP et les personnes relais de proximité et de favoriser un échange de vie et d’information.
Cet échange est de fait la troisième raison de cette rencontre. L’ordre du jour que vous avez reçu, il y a quelque temps, vous permet de saisir l’enjeu de cette troisième raison. Nous vous y proposons trois points importants.
Autour de Noël : Noël a pris maintenant une grande ampleur dans les familles et commerciale. Il s’agit ici, alors, de se dire mutuellement ce que nous percevons autour de nous à ce sujet et de donner un sens chrétien à cela, si ce n’est évangéliser. Je pense pouvoir dire que les messes en familles du 24 décembre au soir vécues depuis quelques années ont cette perspective de placer Jésus au cœur même de cette vie de Noël. C’est aussi ce que proposent depuis deux ans les diocèses de Champagne Picardie, en éditant, il y a deux ans un petit journal de Noël et l’année dernière une carte que les gens pouvaient envoyer pour les vœux de bonne année. Quel sens Chrétien pouvons-nous donner à tout ce qui se vit ? De plus, c’est une période de grande solitude et d’attente de la part de nos contemporains, d’où cette deuxième question qui suppose de notre part un regard de solidarité.
Autour de la démarche synodale : Synodale, veut dire ensemble, réfléchir ensemble, mettre en œuvre ensemble, en permettant à tous les chrétiens de vivre leur baptême. Celle-ci a duré trois ans ayant pour but de redonner au diocèse de nouvelles orientations missionnaires. Vous, les personnes relais de proximité, vous jouez un rôle essentiel dans ces nouvelles orientations à travers cette proximité de l’Eglise qui vous est confiée. Ce n’est pas une tâche extraordinaire qui vous est demandée, tout comme à nous, mais vivre cette attention aux nouveaux arrivants, aux parents qui demandent le baptême pour leurs enfants, aux couples qui se préparent au mariage, aux familles en deuil et en soutenant la catéchèse rend pourtant la vie et le quotidien extraordinaire. C’est cela Jésus Christ !
Autour de la vie paroissiale : Vous connaissez les changements concernant les prêtres de notre secteur. En lien avec ceux-ci, vous savez aussi que le projet du diocèse est de former une équipe de prêtres au service du Rethelois, en tenant compte des âges de chacun et de leur statut, de leur charisme, dont deux d’entre eux ont la charge de curé, sans pour autant que les paroisses dont ils sont au service leurs soient réservées, bien au contraire. Cette vie en équipe des prêtres vise à permettre à chacune des paroisses de bénéficier des richesses que chacun porte et aux prêtres de ne pas s’isoler. Cet isolement ne guette pas qu’eux, mais aussi les paroisses. Ainsi, ce projet d’équipe se veut porteur de vie commune et de partage pour tous, tout en gardant une identité propre à chacune. Il me parait, pour moi jeune prêtre, une manière de travailler pleine d’espérance. Cela implique que les quatre prêtres en activité sur le secteur tournent sur l’ensemble des paroisses. De fait, L’abbé ROBIN restant à Asfeld entre lui aussi dans « cette ronde ». Notre paroisse est alors amenée à accueillir les autres prêtres du secteur Christian MAIRY et Charles FERRON. Comment permettre une organisation facile pour tous ? C’est la question que nous avons aussi à réfléchir ? Je vous souhaite une bonne soirée et une bonne réflexion ensemble. 9月12日 Mot lors de l'accueil à Asfeld.MOT DE FIN DE CELEBRATION
Ne laissons pas nos lampes s’éteindre !
En ce jour ou vous accueillez un nouveau curé, et en même temps toute une équipe de prêtre au service du secteur pastorale du rethelois, je fais mienne cette phrase de saint Augustin : « Celui qui pense que c’était mieux hier ne croit pas en l’Esprit Saint. » C’est là un appel fort à ne pas laisser nos lampes s’éteindre, nos lampes de la foi, de cette foi en Dieu, en celui qui appel, à celui qui construit son Eglise au service de laquelle nous sommes tous ; nos lampes de la confiance vis-à-vis de ces projets qui naîtront dans notre Eglise, que la démarche synodale fera germer, même si ce sera parfois difficile. C’est ensemble, les uns avec les autres, que nous aurons à continuer à avancer, à bâtir l’Eglise de Jésus Christ, faite de baptisés. Cela sera d’autant plus vrai si nous ne laissons pas nos lampes de la fraternité s’éteindre. Elle est nécessaire la fraternité, nécessaire pour que notre communauté paroissiale soit vraiment missionnaire et appelante auprès de ceux qui nous entourent, notamment les enfants et les jeunes. Tout en étant chargé de cette paroisse et de la paroisse de Château Porcien, je souhaite rester disponible pour les jeunes. Ils sont pour moi de véritables moteurs dans mon ministère de prêtre. Avec eux, tout comme avec vous tous, je prends conscience du bonheur que j’éprouve de connaître le Christ, de le servir et de le faire connaître, de cette chance qu’est la nôtre d’être sans cesse des chercheurs du Christ et de pouvoir lui faire confiance, même si parfois nous ne saisissons pas toujours ce que vit l’Eglise.
Pour terminer, j’aimerai adresser quelques remerciements à chacune et à chacun d’entre nous, notre présence en Eglise. Merci de cet accueil dans la paroisse saint germain en Asfeldois. Merci, à mes confrères, ici présents, pour cette communion que nous vivons dans la prière, dans l’annonce de cet amour de Dieu et pour cette vie fraternelle. Cette vie en équipe est aussi un moteur me permettant chaque jour de redire ce « oui » prononcer le jour de mon ordination presbytérale, renouvelé aujourd’hui même en cette Eglise. Merci, à tous ceux qui partagent avec nous les prêtres et les uns avec les autres cette responsabilité de baptisé que nous avons tous d’être au service de Dieu et de l’Eglise. Merci à ceux qui ont préparé cette célébration et veillé à son bon déroulement. Dans tous ces remerciements, je me permets un clin d’œil à ma famille représentée ici par quelques membres et à mes amis. A chaque étape de ma vie, ils savent être présents. Merci à tous. Le dernier merci sera pour Dieu lui-même : pour son appel et sa confiance. Un appel qui s’intensifie aujourd’hui, un appel qui s’adresse à chacun de nous : appel à la confiance, un appel à la foi. Bonne route ensemble ! 5月1日 des changements...Je suis actuellement prêtre dans une équipe constituée de 4 prêtres logeant sur Rethel et un logeant à Asfeld. Ce dernier, dès le 1er septembre n’aura plus la charge de curé d’Asfeld, tout comme Arnaud TOURY, curé de Juniville, retourne sur la ville de Reims pour être curé d’une paroisse. Ces changements impliquent que le secteur du rethelois perd deux prêtres actifs. C’est pourquoi l’équipe des prêtres est légèrement remaniée, au moins pour les fonctions. Christian Mairy, responsable du secteur, curé de Rethel, Château Porcien et Novy Chevrière est déchargé de la paroisse de Château pour recevoir celle de Juniville. Charles Féron reste au service du secteur et Gabriel Robin le devient, tout en restant résidant à Asfeld. Pour ma part, je deviens donc curé des paroisses de Château Porcien et d’Asfeld. Cela dit, c’est une équipe de prêtres qui est envoyée au secteur du Rethelois, dont deux ont la charge de curé. Cette équipe doit bien entendu, travailler en collaboration avec les laïcs déjà engagés dans les différentes paroisses, c’est une mission reçue en Eglise dans laquelle chacun a sa place et son rôle à exercer en lien avec tous. 4月5日 Un partage.Lors de la messe chrismale, l’évêque bénit les huiles qui servent aux sacrements de l’Eglise durant toute l’année. Mais, c’est aussi à cette occasion que les prêtres renouvellent leur engagement pris à leur ordination. En voici le texte, j’aime beaucoup ce moment là de la célébration :
L’évêque : Fils très chers, en cet anniversaire du jour où le Christ fit partager son sacerdoce à ses Apôtres et à chacun d’entre nous, voulez-vous, devant votre évêque et le peuple de Dieu, renouveler les engagements que vous avez pris ?
Les prêtres : Oui, je le veux.
L’évêque : Au jour de notre ordination sacerdotale, par amour du Christ et pour le service de son Eglise, nous avons reçu la charge du ministère qui nous était confié. Voulez-vous vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus et chercher à lui ressembler, en renonçant à vous-mêmes et en restant fidèles aux engagements, attachés à notre mission dans l’Eglise ?
Les prêtres : Oui, je le veux.
L’évêque : Nous devons être les fidèles intendant des mystères de Dieu par l’annonce de la Parole, par l’Eucharistie et les autres célébrations liturgiques. Voulez-vous, à la suite du Christ, notre chef et notre pasteur, accomplir ce ministère avec désintéressement et charité ?
Les prêtres : Oui, je le veux.
L’évêque, tourné vers le peuple de Dieu : Et vous, mes frères, priez pour vos prêtres : que le Seigneur répande sur eux ses dons en abondance, afin qu’ils soient les fidèles ministres du Christ souverain Prêtre, et vous conduisent à lui, l’unique source de salut.
L’assemblée chante : Seigneur écoute nous, Seigneur exauce-nous, Seigneur nous te prions.
L’évêque : Priez aussi pour votre évêque et son auxiliaire : que nous soyons fidèles à la charge apostolique qui nous a été confiée, que nous sachions mieux tenir au milieu de vous la place du Christ qui est Prêtre, Bon Pasteur, Maître, et serviteur de tous.
L’assemblée chante : Seigneur écoute nous, Seigneur exauce-nous, Seigneur nous te prions.
L’évêque : Confions à Dieu notre Eglise diocésaine, ses diacres, ses consacrés et tous ses baptisés, engagés ensemble dans notre démarche synodale : que le Seigneur nous rende attentifs aux pauvretés humaines et aux attentes spirituelles ; qu’il nous garde les uns et les autres dans son amour ; qu’il conduise lui-même les pasteurs et leur peuple jusqu’à la vie éternelle.
Tous : Amen. 4月1日 Des perles de larmes…Le week-end des Rameaux, à Rethel, il y a habituellement la journée du pardon durant le samedi. C’est toujours une source de grandes joies pour moi, prêtre : joie de donner le pardon de Dieu, joie de la confiance qui m’est faite, mais joie aussi de voir comment le sacrement de réconciliation travaille dans le cœur des personnes que je peux rencontrer. Bien souvent, il y a quelques larmes de versée ! Quelles sont ces larmes ? Je pense que ce ne sont pas des larmes, mais plutôt des perles. Elles sont le signe d’une grande foi qui habite les cœurs, d’une réelle conversion, d’un désir de suivre le Christ parce que son amour émerveille. Ce sont souvent des perles de larmes qui expriment l’amour de Dieu qui touche. Certes, il y a aussi des larmes de pluie, lorsque ces personnes confient leurs soucis, ça arrive, mais ces larmes dignes de gouttes de pluie deviennent, elles aussi, des perles de larmes associées au sourire montrant la joie de se savoir aimer de Dieu et pardonné.
En tant que prêtre, je reçois ce sacrement et je le donne, je vous le dis : n’ayez pas peur de vivre cette démarche de la réconciliation. C’est comme un cadeau que Dieu nous donne, ouvrez-le…
Que Dieu vous donne le pardon et la paix ! 1月12日 Une joie vécue!
Voilà une joie de mon ministère. J’accompagne pour le secteur pastoral les deux équipes de jeunes qui se préparent à la confirmation, les confirmands. Jénnifer, une jeune de 20 ans, vient de se manifester pour rejoindre le groupe qui a débuté en Septembre dernier. Je suis donc allé la voir, chez elle, ce mercredi 10 janvier (2007). Elle m’a fait part de sa recherche de Dieu et surtout de sa volonté de se manifester chrétienne. Ce n’est jamais facile de dire à ses amis que nous sommes chrétiens. A ce sujet, Jennifer m’expliquait que lorsqu’elle dit aux autres élèves de son lycée, elle est toujours titillée, parfois même on rit d’elle. Dans ce sens, la confirmation serait pour elle un acte d’Apôtre qu’elle poserait. Cette rencontre, dont je vous fais part, me permet de vous inviter instamment à réfléchir à la confirmation : pourquoi pas vous ? La confirmation est le sacrement du don de l’Esprit Saint pour la foi vécue en Eglise. Croire est en effet, aujourd’hui, un défi qui demande la force donnée par l’Esprit. Depuis, s’y préparer permet d’approfondir, au moins de mieux comprendre et de chercher avec d’autres. Il n’y a pas à avoir peur, fonce. Pour cela téléphone au prêtre de ta paroisse. |
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