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August 26 prière pour le jubilé de LourdesDieu notre Père,
August 17 THEME DE LOURDES 2008Voici le texte d'une intervention donnée à Rethel pour expliquer le thème du pélerinage de Lourdes.
Commencer par une tempête de cerveau autour du mot Jubilé.
Maintenant que nous avons fait ressortir ce que nous entendons par le mot jubilé qui nous permis de donner les uns aux autres une couleur à notre pèlerinage, comment nous pouvons le vivre, je vais essayer de relier nos propos au thème que nous donne le sanctuaire de Lourdes et notre diocèse.
Pour commencer, il me paraît important de donner le sens au mot jubilé et comment il a évolué, sans pour autant vous faire un enseignement. Le sens dont ce mot est porteur se trouve déjà dans la bible (Lv 25, 8) une année consacrée à Dieu, une année où on repart à zéro : les dettes, les fautes, les peines étaient remises, les esclaves rendus à la liberté, le travail des champs suspendus et la terre laissée en repos. Une manière de dire et de re-dire que c'est Dieu qui est Dieu, que c'est lui le créateur et que nous sommes fait pour lui, que rien ne nous appartient finalement. Il est le Seigneur du ciel et de la terre et le Père de tous les hommes, spécialement des pauvres. Cela pour l'Ancien Testament! Dans le Nouveau Testament, Jésus se présente comme celui qui en donne tout son sens au jubilé : Il est venu proclamer une année de grâce du Seigneur, annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, libérer les opprimés, rétablir le monde dans la paix. (Lc 4, 16-19) Aujourd'hui, le jubilé est appelé année sainte, la dernière étant l'an 2000. Vous me voyez venir, le jubilé conduit à Dieu, c'est une année de conversion, de retournement où on se laisse ressaisir par Dieu, revenir à la grâce de notre baptême. C'est le chemin que nous propose le jubilé de Lourdes : comme Bernadette, nous avons pris le chemin le jour de notre baptême, il traverse toutes les réalités de nos vies heureuses et difficiles, nous fait rencontrer le Christ et nos frères, et, enfin, nous entraine jusqu'à la communion avec Jésus notre sauveur. C'EST CELA VIVRE LE JUBILE : faire de notre vie un lieu de vie avec le Christ, se laisser saisir par le Christ. Ce chemin avec Bernadette, nous le prendrons physiquement lors de notre pèlerinage, selon nos possibilités, en allant dans chacun de ces lieux de vie de Bernadette. Plus qu'une visite c'est une COMMUNION qui nous sera proposée...!
L'église paroissiale pour le baptême : près du baptistère nous nous rappellerons spirituellement notre baptême qui fait de nous des enfants de Dieu.
Les fonts baptismaux qui ont servis pour Bernadette ont été conservés dans l’église actuelle. Au mur, on peut voir la reproduction de l’acte de baptême, endommagé par un incendie. Le retable évoque la vie de Bernadette à Lourdes, en particulier à l'époque des Apparitions. Mais le plus important, c'est la cuve baptismale. Avant d’être une voyante, Bernadette est une chrétienne. Elle a été déclarée « sainte », parce qu’elle a magnifiquement vécu la grâce de son baptême.
Le Cachot qui nous rappelle la petitesse, la fragilité de notre vie et le bonheur trouvé dans la simplicité.
Depuis novembre 1856, la famille Soubirous (les parents et les quatre enfants) habitait dans une seule pièce, celle où se trouve la cheminée. L’endroit était humide et obscur. C’est la misère avec le déshonneur qui l’accompagne. Comme Dieu est allé chercher Marie dans le village inconnu de Nazareth, Marie est allée chercher sa messagère dans ce lieu de grande pauvreté. Vous pouvez méditer la parole de Jésus «Bienheureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous» et la parole de Marie dans le Magnificat : «Il s’est penché sur son humble servante».
La grotte pour le lieu de la rencontre avec celui vers qui le chemin du jubilé nous fait marcher.
Si cela vous est possible, ne vous contentez pas de rester devant la Grotte : traversez-la. Avec ceux qui vous précèdent et ceux qui vous suivent, vous formez une petite communauté de prière, silencieuse. Souvent dans la bible, nous lisons : «Le Seigneur est mon rocher !».
Vous passez devant les fontaines dont l’eau vient de la source. C’est le moment de réaliser le geste demandé à Bernadette : «Allez boire à la fontaine et vous y laver».
L'hospice ce lieu où Bernadette à tant désiré vivre la première des communions. Elle s'y est préparé avec une grande foi.
Avant même les Apparitions, les Sœurs de la Charité de Nevers tenaient à Lourdes un hospice et une école pour filles. Depuis janvier 1858, Bernadette fréquentait l’école des Sœurs. C’est là qu’elle a préparé sa première communion. La célébration a eu lieu le 3 juin 1858. C’est là aussi qu’elle a appris à servir les malades les plus pauvres. Vous entrez dans la chapelle qui a été construite après le départ de Bernadette. Vous pouvez vous y recueillir mais le vrai lieu de pèlerinage, c'est l'oratoire qui a été réaménagé récemment.
Vous pouvez faire le geste du prêtre au début de la messe : embrasser l’autel.
Chemin vécu avec Bernadette, c'est le chemin de la simplicité et de la conversion, c'est le chemin de Jésus, de Marie et de nos frères, c'est le chemin de communion à l'amour vivifiant et recréateur de Dieu et le chemin de fraternité et de joie. Alors bon chemin et bon jubilé.
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Ce temps de pèlerinage va nous permettre de « faire Église » de différentes manière.
► En nous situant dans toute une tradition commencée il y a 200 ans pour l'Église et 150 ans pour Lourdes. Cette histoire est marquée par des personnages, des évènements divers et multiples. Ils ont enrichi, façonné, purifié ce peuple de la Nouvelle Alliance en Jésus.
► En accueillant de nouveau la grâce de notre baptême et dire notre joie d'appartenir à ce peuple qu'est l'Église, tout en étant solidaire et responsable de ce peuple envoyé aujourd'hui en mission au cœur même de notre monde. Là aussi, nous marcherons sur les pas de Bernadette. Nous en reparlerons en troisième partie.
► En répondant, comme nous le faisons, à la convocation du Seigneur : sortir de chez soi et se rassembler.
► En devenant un peuple eucharistique, c'est-à-dire entrer dans la louange et l'action de grâce, en communion avec celui qui s'est tout entier offert à Dieu son Père
A Lourdes, nous ferons Église avec les pèlerins de partout et la pointe de cette communion est de ce corps visible qu'est l'Église sera notre participation à la procession eucharistique.
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Bernadette à vécu tout cela a sa manière, même si elle n'a pas tout de suite été comprise. Le curé de Lourdes en charge lors des apparitions était plutôt offusqué des propos de Bernadette. Elle lui a donc dit avec humilité, simplicité et foi: « Elle ne m'a pas chargée de vous y faire croire, elle m'a chargé de vous le dire! » Bernadette a en effet été chargée d'une mission : TRANSMETTE.
Transmettre ? Pourquoi ? Quoi ? A qui ? Comment ?
Cette question est en effet une question importante de nos jours dans tous les domaines de la vie. Nous entendons bien souvent que notre société est en malaise concernant la transmission, non pas qu'elle n'a plus rien à transmettre mais au contraire il y a beaucoup d'éléments qui s'entrechoquent. Posons nous alors pour nous même cette question.
Transmettre quoi ? Quand nous vivons un pèlerinage, nous marchons, certes physiquement, mais surtout dans la tête le cœur et la foi. Cette marche et cet enrichissement se vivent au biais des rencontres, des découvertes, des partages qui éclairent la foi, des appels ressentis et le vécu fraternel. C'est cela qui faut transmettre, tout n'est pas a caché. Il est de notre devoir de dire ce que Dieu nous donne. Je sais que ce n'est pas toujours facile de parler de soi. parfois on préfère faire parler les petits jeunes, c'est moins engageant pour nous.
Transmettre à qui ? A tous ceux qui sont restés dans le diocèse, à tous ceux qui nous entourent, à tous ceux qui n'osent pas faire le pas de se mettre en route, sans pour autant les abasourdir, bien entendu.
Transmettre comment ? Tout simplement, par les témoignages, chacun humble et personnel, complété par celui des autres éventuellement. Ils disent le bonheur qu'on aimerait tellement partager. « Elle ne m'a pas chargée de vous y faire croire, elle m'a chargé de vous le dire! »
Transmettre !
C'est un envoi du Christ : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez ! » (Mat 11, 4) C'est la mission de tous les baptisés, faire en sortes que tout homme puisse entendre la Bonne Nouvelle, puisse entendre la Parole qui fait vivre, puisse entendre l'appel du Seigneur, puisse naitre à l'espérance. Gardons cette invitation de Pierre : « Rendez compte de l'espérance qui est en vous. » (1 P 3, 15) Cela dit n'oublions pas que c'est le rôle de l'Esprit Saint d'ouvrir les cœurs pour que cette Parole entre dans nos vies d'hommes.
Pour conclure !
Le pèlerinage de cette année est proposé comme un chemin, un chemin pour se laisser ressaisir par Dieu pour vivre un retournement, c'est-à-dire se convertir. Je dirait bien volontiers se laisser aimé de Dieu, mais aussi des autres. C'est là le trésor de la Bonne Nouvelle de l'Evangile? Une bonne Nouvelle bien entendu à redécouvrir à Lourdes, à vivre et à transmettre. |
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