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    January 04

    Des questions qui mon été posées.

    Quel est le point majeur de la foi pour vous ? Pourquoi ?

     

    Je ne voudrais pas sembler donner une réponse toute faite, mais le point majeur de la foi chrétienne est une personne, JESUS CHRIST. Il est le fondement de la foi chrétienne, d'ailleurs « chrétien » vient de Christ, celui qui est « relié » à lui.

    Il y a deux fêtes, dans l’année, qui nous font aller au cœur de notre foi en Jésus. La première fête est Noël. Durant celle-ci, nous célébrons la naissance du Christ en notre monde. Jésus, est l'Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu qui se fait l'un de nous, qui vient à notre rencontre pour nous révéler l'amour qu'il y a en Dieu. La deuxième fête est celle de Pâques, précédée de la semaine sainte. Durant ces jours saints nous célébrons la passion et la résurrection du Christ. Par elles, Jésus fait passer notre humanité à la vie en Dieu. Autrement dit, il est celui qui nous mène vers son Père et notre Père. Sa mort est un passage vers la vie. Ainsi, puisque le Christ est ressuscité, vivant, nous aussi nous ressusciterons, nous serons vivants. C'est tellement important que saint Paul, un des apôtres, dit : « si le Christ n'est pas ressuscité vaine est notre foi ». C'est pourquoi, je dis que c'est le Christ qui est le point majeur de la foi : son incarnation en ce monde, sa mort et sa résurrection.

     

    Sur quels critères choisissez-vous les textes sacrés en vue d'une homélie ?

     

    Les textes que nous lisons dans la liturgie nous sont donnés pour chaque dimanche par l'Église, partout dans le monde nous lisons les mêmes textes. Cela est vrai pour toutes les eucharisties que les prêtres célèbrent. Tout au long de l'année la liturgie, notamment par les textes qui nous sont donnés par l'Église, déroule la vie de Jésus, tout ce qu'il a dit et fait, son message d’amour. C’est pourquoi, ce n’est pas à nous de choisir les textes que nous devons lire et commenter.

                Cependant, indépendamment des textes de la messe dominicale ou de chaque jour, nous pouvons être amené à en choisir pour un temps de prière avant de commencer une réunion, par exemple. Dans ce cas, nous prenons soit les textes du jour donnés pour la liturgie soit un texte en lien avec le sujet principal de la réunion. Mais, quand nous le faisons, nous évitons le piège facile de choisir un texte de la bible pour justifier le propos... La démarche n’est pas de choisir un texte pour argumenter ce que l’on veut dire, mais pour entendre ce que la Bible a à nous dire. Par exemple, si nous évoquons, comme ces derniers mois des orientations missionnaires, nous choisissons dans la Bible du texte évoquant la mission, notamment l’envoi des disciples par le Christ.

                Par contre, il arrive que nous soyons obligé de choisir des textes sacré pour la liturgie des obsèques. Bien souvent, c’est la famille du défunt qui les choisit, et c’est à partir de ceux-ci que nous faisons l’homélie. Bien souvent, les familles choisissent parce qu’ils y trouvent quelque chose de la vie de la personne défunte. Même si nous les guidons pour le choix, pas toujours facile, nous essayons que les textes rejoignent ce qu’ils ont évoqué durant notre échange sur la personne défunte et sa vie. Ce qui permet de choisir, c’est un mot, une phrase, une attitude, une valeur exprimée dans le texte. Le choix tient bien souvent à très peu de chose, dans tous les cas pas à de grandes idées mais à la vie évoquée dans le texte.

                En ce qui concerne, les mariages ce sont les fiancés eux-mêmes qui choisissent les textes qui serons lus lors de leur célébration. Nous essayons qu’ils choisissent en fonction de ce que nous avons évoqué durant leur préparation, leur projet de vie et ce qui leur parait important pour vivre le sacrement du mariage au quotidien.

     

    Quelles méthodes employez-vous pour les commenter ?

     

    Pour commencer, il est important de redire qu'il n'est jamais bon de faire une lecture littérale de la Bible. Pour cela, il est nécessaire de l'étudier, c'est ce que nous appelons l'exégèse, au moyen de livres édités, de revues, de conférences... C'est ce qui permet d'en saisir le sens. Certes c'est un travail en amont mais il fait parti intégrante de la méthode. L'autre travail en amont important pour nous prêtre est la « Lecture Divina », la lecture spirituelle de la Bible. Cela signifie qu’on n’ouvre pas uniquement la Bible pour la commenter parce que la liturgie nous le demande, mais aussi pour nous en nourrir, elle est Parole de Dieu, Parole vivante, à lire gratuitement, pour ce qu'elle est, à étudier pour elle même, parce qu'elle nourrie notre foi, c'est le seul moyen pour  mieux la comprendre et mieux la commenter. La Bible est un ensemble de textes qu'il est préférable de connaître le plus possible, tout en ayant conscience que nous n'avons jamais fini de la lire comme nous avons fini de lire une roman. Sans cesse, nous découvrons de nouvelles choses dans la Bible, d'où le fait que ce soit important de la lire régulièrement.

    Cela dit, je peux maintenant donner trois points de repère pour commenter un texte. Comme je l’ai dit quelques lignes plus haut, nous croyons que la Parole de Dieu est une PAROLE VIVANTE pour chaque personne pour chaque groupe de personnes qui l'écoutent et pour tout temps. Ainsi, lorsque nous devons commenter un texte sacré, il faut ce poser plusieurs questions : quelles sont les personnes à qui je vais m'adresser (qu'est-ce qui caractérise se groupe de personnes) ? Pourquoi ?, Quel est le contexte de l'Église et de la société ? Le but de ces questions est de définir ce que la Parole de Dieu a à dire à ces personnes pour ce qu'elles ont à vivre. C'est l'attention à la vie qui est signifié par ces questions !

    Le mieux quand on a un texte à commenter, notamment pour le dimanche, c'est d'y travailler plusieurs quelques jours avant de manière à avoir du temps pour y réfléchir, pour avoir du recul. De plus, il est toujours préférable de replacer le texte, (ou les textes à commenter), dans son contexte en le reliant à ce qui le précède et à ce qui suit, c'est une question de sens. Ce deuxième point de repère incite à être attentif à une approche exégétique, si minime soit-elle, pour ne pas faire dire n'importe quoi au texte…

    Le troisième point de repère est plus subjectif, ou plutôt d'avantage spirituel, inspiré par la méthode d'oraison (prière silencieuse) des prêtres jésuites, spécialistes de la prédication de retraite. Celui-ci consiste lors de la lecture du texte d'être attentif à ce qui attire l'attention : un mot, une phrase, un geste... C'est par cet élément que Dieu parle à celui qui lit la Parole ! Ainsi, le commentaire d'un texte sacré, ou une homélie, est toujours sous certains aspects subjectif, « personnel » à celui qui commente. C’est pourquoi, le prêtre qui prononce une homélie ne se situe pas comme un enseignant, mais comme un serviteur de la Parole de Dieu, il la commente autant pour lui que pour ceux à qui il s'adresse.

    Ce sont là les trois repères que j'utilise pour préparer une homélie.